Les nuisances

Une situation insupportable

Piétons, cyclistes, usagers des transports en commun mais aussi riverains, parents, personnes à mobilité réduite, constatent et déplorent tous les jours le stationnement et la circulation sauvages des motos et scooters sur le trottoir, leur circulation illégale dans les bandes et pistes cyclables, les couloirs de bus, les aires piétonnes, ainsi que le danger, la pollution et le bruit très excessifs qu’ils génèrent.

De nombreux témoignages montrent qu’à cause du laxisme des autorités, certains usagers croient pouvoir tout se permettre. Les piétons sur les trottoirs et les cyclistes dans les pistes cyclables se font même klaxonner, insulter ou menacer par des conducteurs de 2RM. Les nouveaux aménagements qui sont censés augmenter la part modale des mobilités actives deviennent – de fait – des pistes pour scooters. Il est temps de mettre fin à l’impunité généralisée.

La Maire de Paris a régulièrement annoncé sa volonté d’agir contre le dérèglement climatique et la pollution atmosphérique, elle prône le développement massif du vélo, annonce la priorité aux transports en commun et soutient, de manière générale, un apaisement de la ville. Cette politique de réduction de la place de la voiture individuelle produit ses premiers effets bénéfiques sur la qualité de l’air et le cadre de vie. Mais elle n’a pas su limiter le nombre de 2RM et leurs nuisances, qui sont incompatibles avec une métropole plus humaine, plus vivable.

Les cinq nuisances des scooters et motos

La pollution

Les 2RM dégagent souvent des odeurs nauséabondes et sont plus polluants que les voitures1, surtout les petits deux-roues à moteur deux temps et les gros cubes surpuissants. Ils posent un réel problème de santé publique.

Le bruit

Les 2RM génèrent des nuisances sonores insupportables, de jour comme de nuit2. Les Parisiens et les visiteurs savent qu’il est impossible d’ouvrir une fenêtre, de tenir une conversation normale dans la rue ou de séjourner à une terrasse, sans subir leurs vrombissements.

Le danger

En ville, les 2RM ont une vitesse moyenne deux fois plus élevée que les voitures, parce qu’ils enfreignent de nombreuses règles de la circulation : excès de vitesse, non-respect des espaces réservés à d’autres modes, conduite dangereuse. Ainsi, dans Paris, ils sont impliqués dans plus de la moitié des accidents et un 2RM risque 40 fois plus d’être tué ou grièvement blessé qu’un automobiliste3.

L’encombrement de l’espace public

Les 2RM, qui sont de plus en plus lourds et encombrants, sont des obstacles urbains. Ils ont colonisé les trottoirs que la municipalité avait mis des décennies à libérer des voitures. Ainsi, il ne laissent souvent qu’un espace dérisoire pour les autres usagers, notamment les piétons.

L’impact sur le paysage urbain

L’omniprésence des 2RM dans l’espace public dégrade l’image, l’attractivité et la qualité de vie de la capitale.

  1. Pollution de l’air : une étude alerte sur les émissions des scooters et des voiturettes (https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/pollution/les-deux-roues-et-les-voiturettes-polluent-plus-que-les-voitures_118886), 28/11/2017
  2. http://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/ascoot-acoustique-scooters-motocycles.pdf
  3. Bilan des déplacements de la Mairie de Paris, chapitre “La sécurité des déplacements”